NÉPAL

Accessibilité en général :

De manière générale, ce pays n’est pas accessible aux personnes en fauteuil électrique. Il est en effet très difficile de trouver des hébergements ou des transports accessibles et le manque de trottoirs rend la circulation un peu compliquée. Mais si vous avez des amis ou de la famille prêts à se relayer pour vous aider, cette destination est magique !

Formalité :
Seuls les vaccins obligatoires en France sont nécessaires pour entrer au Népal. Je n’ai jamais vu de contrôle des carnets de santé.
Un visa est nécessaire pour entrer dans ce pays. Le coût varie selon la durée (15 jours, 1 mois ou 3 mois). Il est possible de le faire établir à l’avance auprès du consulat (site : http://www.consulat-nepal.org/-LES-VISAS-TOURISTIQUES-POUR-LE-) ou directement à l’arrivée au Népal. Le passeport doit être valable encore plus de 6 mois au moment du voyage.

Assurance :
les cartes bancaires incluent souvent des assurances annulation de billet d’avion ou rapatriement pour le détenteur de la carte et sa famille directe vivant sour le même toit si les billets d’avion ont été intégralement payés avec. Attention, ces assurances sont souvent en option sur les offres American Express. Si vous souhaitez aller en hautes montagnes, il est impératif de prendre une assurance en plus, qui couvre les recherches en hautes montagnes au Népal ainsi que le rapatriement en hélicoptère. https://www.ffrandonnee.fr/_194/la-randocarte.aspx

Monnaie :
La monnaie est la roupie népalaise qui est indexée sur la roupie indienne. 1 EUR peut être coté entre 90 et 130 roupies. Au premier trimestre 2017, 1 EUR = 115 NPR. Il n’est pas possible de s’en procurer à l’avance. Le moins onéreux est d’amener la somme correspondante en euro et de faire le change à Kathmandu ou à Bhaktapur. En plus du prix du séjour (hébergement avec petit déjeuner, réservation de la voiture avec chauffeur, entrée des sites), il faut compter environ 10€ par jour et par personne pour les repas et consommations (hors boisson alcoolisée). Il ne faut pas oublier le pourboire du chauffeur, du guide. La vallée de Kathmandu propose énormément d’objets artisanaux de toute sorte. Il est courant d’essayer de négocier les prix lorsqu’ils ne sont pas affichés.

Électricité :
Les prises sont les mêmes qu’en France. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un adaptateur. En revanche, oubliez la prise de terre ! Les coupures d’électricité se font rares maintenant dans les vallées. Pour la montagne ou la campagne, il est prudent d’avoir des systèmes de recharge solaires.

Accueil :
Les personnes se déplaçant en fauteuil roulant sont rares au Népal et suscitent la curiosité des habitants qui le montrent ouvertement, sans aucune hostilité. Les népalais proposent en général spontanément leur aide.

Présentation succincte de la destination :
Ce pays tout en longueur, est l’un des plus pauvres au monde. En revanche, ses paysages, son histoire et sa culture, l’accueil des népalais sont ses grandes richesses. 200km séparent le nord du sud du pays. Au nord, la chaîne de l’Himalaya avec tout à fait à l’est, l’Everest qui culmine à 8 848m. Au sud, le Teraï et sa jungle, à environ 100m d’altitude. Au nord, vous pouvez voir le danphé qui est l’oiseau national ou le léopard des neiges. Au sud, vous pouvez voir éléphant, alligator, singe, chameau,… Entre les deux, se situe la vallée de Kathmandu, réputée pour ses sites historiques, mélanges d’hindouisme et de bouddhisme. Il faut admirer le travail des artisans qui travaillent le bois ou le métal. Et si vous avez besoin d’aide, les népalais vous l’apportent avec un grand sourire.

Meilleures périodes pour s’y rendre :

  • Octobre/Novembre : il fait encore bon la journée (environ 25°C dans la vallée de Kathmandu). Les soirées et les nuits peuvent être fraîches. Il n’y a pas de système de chauffage. Le ciel est plutôt dégagé offrant les montagnes à admirer
  • Avril : les températures sont également clémentes. Le ciel est souvent moins dégagé qu’en Octobre et l’air de la capitale est encore chargé de pollution
  • De Décembre à Mars : le ciel est dégagé mais les températures sont très variables, pouvant aller de 0°c à 20°C. Il ne faut pas avoir peur du froid ! Les touristes sont rares
  • De Mai à Septembre : c’est la période de la mousson. Il fait très chaud, il pleut presque tous les jours et il arrive qu’il pleuve 48h sans arrêt.

A prévoir :
L’objet indispensable est la lampe frontale. Même si les coupures d’électricité se font rares, le courant n’arrive pas partout ! Et la nuit tombe vite.
Si vous souhaitez aller dans la jungle, il est conseillé de prévoir un traitement anti paludisme. Des habits à manches longues mais légers, couleur « naturelle », sont alors conseillés.

Pour la vallée de Kathmandu en automne, il est conseillé d’avoir des vêtements légers en journée et des polaires, voire des doudounes légères pour les soirées.
Pour les adeptes des treks à plus de 4 000m, il faut se tourner vers les vêtements spéciaux avec notamment des sous-vêtements en mérinos.

L’eau n’est absolument pas potable mais vous trouvez dans les hôtels, restaurants ou mêmes dans les lodges dans les montagnes, des bouteilles d’eau. Il faut faire attention au fait que la bouteille soit bien scellée. Vous pouvez vous munir de micropur en cas de doute. Lors de treks dans les hautes montagnes, à cause de l’altitude, faire bouillir l’eau n’est pas suffisant.

Comme pour toute destination à l’alimentation inhabituelle, il faut prévoir des médicaments pour les intestins. A noter, que Kathamndu est doté de très bons hôpitaux, souvent réservés aux touristes.

Trajet :
Plusieurs compagnies proposent des vols à destination de Kathmandu, au départ de Roissy, mais avec systématiquement avec une escale, soit dans les pays du Golf, soit en Inde. Attention aux personnes à mobilité réduites, les démarches peuvent être longues pour sortir du premier avion. Il vaut mieux choisir une escale de deux heures ou plus. Il faut compter environ 15h de voyage avec une escale d’environ 2h. Autre problème potentiel : les toilettes pendant l’escale dans un pays du Golf. Pour une personne à mobilité réduite et son accompagnateur de sexe opposé, vous devez choisir des toilettes avec un logo qui représente un fauteuil poussé par quelqu’un.
Le matériel médical est en général transporté gratuitement par la compagnie aérienne, en tout cas les fauteuils roulants. Le mieux est de contacter directement l’agence en France de la compagnie après avoir acheté le billet. Toutefois, la compagnie est en droit de mandater un médecin qui valide que la personne puisse voyager en toute sécurité. Un certificat médical de votre médecin peut être utile.
Si vous avez réservé directement sur le site d’une compagnie aérienne, sans passer par un intermédiaire ou une agence, la compagnie peut demander que vous présentiez la carte ayant servie au paiement au moment de l’enregistrement.

Sur place, il vaut mieux avoir réservé une voiture avec chauffeur. Il est impossible pour un non népalais de conduire. En réservant, via une agence de voyage au Népal comme Exotic Treks (http://www.exotiquenepal.fr/nepal_quelques_mots.html), vous pouvez indiquer vos impératifs en terme de confort du véhicule, en sachant que le choix n’est pas énorme.

Vous pouvez prendre des vols intérieurs pour circuler dans le pays ou pour aller voir l’Everest mais c’est difficile. Il est fortement conseillé d’être à plusieurs aidants en cas de personne en fauteuil roulant.

Hébergement :

A Kathmandu, proche de Thamel, le quartier touristique, dans un jardin éloigné de la circulation, l’hôtel Blue Horizon (http://www.hotelbluehorizon.com/) propose deux chambres avec seulement 4 marches. La première G1 est composée de 3 couchages et d’une petite salle de douche dont l’entrée est très étroite (environ 60cm). La seconde G2 est une suite avec un lit double, des fauteuils, table basse, une salle de bains assez grande. Au Népal, les douches ne sont pas pourvues de douchette mais juste d’un pommeau situé en hauteur. En revanche, de nombreux hôtels se construisent dans la capitale. Il serait intéressant d’en faire le tour pour trouver une chambre mieux adaptée.

A Bhaktapur, les hôtels que je connais ne proposent que des chambres au 1er étage minimum. Il semble que la Guest House Heart of Bhaktapur (http://www.heartofbhaktapur.com/) puisse proposer un hébergement en rez-de-chaussée mais je n’ai pas encore testé.

Pour les autres destinations, s’en remettre à l’agence Exotic Treks ou une autre.

Alimentation :
« No spicy » assure en général un plat non pimenté. « No garlic », si vous avez des intolérances à l’ail, oignon ou autres.
Le plat national est le Dal Bhat (dal pour lentilles et bhat pour riz), présenté dans une assiette à multiples compartiments. Le riz est au centre et autour, vous trouvez une soupe de lentilles et autres mets, selon la région et l’ethnie de la personne qui le prépare.
Les momos sont des sortes de ravioli aux légumes ou à la viande. Ils se déclinent à la vapeur, grillés, en soupe. La forme et la grosseur varient également selon les ethnies. Même si les restaurants les ont sur la carte, il faut demander s’il est possible d’en avoir car la préparation peut être longue.
Chowmein, cheeseballs ou des plats à base de pommes de terre sont également assez courants dans les restaurants. Aloo veut dire pomme de terre.
Si vous commandez des spaghetti ou des pizzas, les temps d’attente peuvent être très longs !

Activités :

Facile en fauteuil roulant manuel :

  • à Kathmandu : visite du Dubar Square (quelques marches uniquement pour le palais), visite de Boddhanath (il faut demander la clé de la chaîne au niveau de la caisse), Pashupatinath, garden of dreams (quelques marches)
  • à Bhaktapur : visite du Durbar Square, se promener autour du Durbar Square, visite de la cour du palais aux 55 fenêtres (quelques marches)
  • à Patan : visite du Durbar Square, se promener dans la ville
  • à Pokhara : vue sur le lever du soleil sur le Machhaphuchhare depuis la route de Sarangkot, Davis Falls depuis le haut, se promener autour du lac Pewa, une fois sur le chemin dont les entrées sont étroites entre deux poteaux.
  • à Lumbini : se promener autour des temples et monastères. Attention certaines entrées entre deux poteaux sont très étroites.
  • Dans le Teraï : promenade dans les villages, spectacle de danses Tarhu

Difficile en fauteuil roulant manuel :

  • à Kathmandu : monastère Shechen (environ un étage à monter). Mountain flight pour aller voir l’Everest (marches de l’avion et installation dans l’avion)
  • à Bhaktapur : se promener vers le quartier des potiers (le dénivelé commence à être important), se promener vers la rivière (le dénivelé est très important)
  • à Patan : visite du musée (plusieurs fois, quelques marches. Etage impossible)
  • à Nagarkot : se promener dans les alentours (altitude : 2 500m avec beaucoup de dénivelé)
  • à Pokhara : vue sur le lever du soleil sur le Machhaphuchhare depuis une terrasse de Sarangkot (environ un étage à monter), temple Bahari (environ un étage à monter)
  • dans le Teraï : promenade en jeep car il faut monter dedans

Très difficile en fauteuil roulant manuel (mais testé !):

  • à Kathmandu : Swayambhunath (135 marches en passant par l’arrière, sinon 365)
  • à Pokhara : temple de la paix (plus d’une centaine de marches)
  • dans le Teraï : safari à dos d’éléphant (il faut monter une structure qui ressemble à un plongeoir et dont les marches sont très hautes)

Texte rédigé par Hélène J.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

18 − dix-sept =